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Et si le microbiote intestinal était responsable de la dépression ?

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Et si le microbiote intestinal était responsable de la dépression ?

 

L’idée jadis répandue que les bactéries intestinales n'étaient en rien responsable de la santé mentale s’est transformée de nos jours en une activité majeure pour la recherche scientifique.

 

Selon de nombreuses études, la flore intestinale est d'ailleurs de plus en plus mis en avant comme un des principaux paramètres pouvant influencer l'humeur, l'anxiété et le stress, la qualité de vie et la dépression.

 

Les bactéries intestinales liées à une meilleure qualité de vie

Le lien entre le système nerveux central et les bactéries intestinales (le microbiote) constitue actuellement un axe majeur de la recherche scientifique et de l'intérêt public en terme de santé et de prévention de la dépression. 

 

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Le fonctionnement "intestin-cerveau"

Les mécanismes par lesquels les micro-organismes modèlent des aspects du fonctionnement du cerveau comme la mémoire et le comportement social, ainsi que leur contribution possible à des pathologies telles que la dépression et les maladies neurodégénératives, sont ténus et souvent controversés.

 

Une grande partie de ce que nous savons à ce jour repose sur des études montrant des corrélations entre des bactéries intestinales spécifiques, leurs métabolites et des symptômes neurologiques. Mais ces corrélations ne prouvent pas entièrement le lien de causalité.

 

De nombreuses études scientifiques sont effectuées sur des animaux, qui ne reflètent pas avec précision les traits ou les comportements humains. 

 

Les études sur l'homme sont quand à elles limitées et ne se basent généralement que sur un nombre relativement restreint de personnes. A ce titre, elles pourraient ne pas prendre en compte une multitude de facteurs confondants, tels qu'un régime alimentaire inhabituel, des antibiotiques ou des antidépresseurs qui peuvent affecter le microbiote.

 

Certaines bactéries réduites en cas de dépression

Une étude publiée cette semaine dans Nature Microbiolog y aborde certaines de ces questions. 

 

Les auteurs ont utilisé le séquençage de l'ADN pour analyser le microbiote de plus de 1 000 personnes. 

 

L'équipe a ensuite mis en corrélation différents souches de bactéries intestinales avec la qualité de vie des participants et l'incidence de la dépression, à l'aide de diagnostics auto-déclarés et fournis par les médecins. 

 

Les chercheurs ont validé les résultats dans une cohorte indépendante de 1 063 personnes dans le projet LifeLines DEEP aux Pays-Bas. Enfin, ils ont exploité les données pour créer un catalogue décrivant la capacité du microbiote à produire ou à dégrader des molécules pouvant interagir avec le système nerveux humain.

 

Les chercheurs ont découvert que deux groupes de bactéries, Coprococcus et Dialister, étaient réduits chez les personnes dépriméesEt ils ont constaté une corrélation positive entre la qualité de vie et la capacité potentielle du microbiome intestinal à synthétiser un produit de dégradation du neurotransmetteur dopamine, appelé acide 3,4-dihydroxyphénylacétique. 

 

Les résultats sont parmi les plus précis et objectifs jamais réalisés pour montrer que le microbiote d'une personne peut influer sur sa santé mentale.

 

Ce sont toujours des corrélations, pas des causes. 

 

Les chercheurs savent que le microbiote intestinal peut produire ou stimuler la production de neurotransmetteurs et de composés neuroactifs, tels que la sérotonine, le GABA et la dopamine, et que ces composés peuvent moduler la croissance bactérienne. 

 

Le défi consiste maintenant à déterminer si et comment ces molécules dérivées de microbes peuvent interagir avec le système nerveux central, et si cela modifie le comportement ou le risque de maladie d'une personne. 

 

Le progrès étant maintenant que ces questions sont une vraie source de progrès pour la santé cognitive et la prévention de la dépression et non plus une simple ineptie.



06/08/2019
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